
Quand je regarde un parcours, je me demande rarement qui l’a tracé
Je vois une boucle, une trace, quelques informations… et je me lance.
Et pourtant, avant moi, quelqu’un a fait des choix.
Quelqu’un a décidé :
- par où passer,
- quoi relier,
- quoi montrer,
- et parfois, quoi éviter.
Mais qui est ce “quelqu’un” ? Un passionné ? Un randonneur expérimenté ? Un promeneur contemplatif ? Une association, un comité, un office de tourisme ?
Peu importe, au fond : ces choix comptent.
- Ils influencent ce que je vais voir,
- ce que je vais comprendre du territoire,
- et la manière même dont je vais le traverser.
Sans y penser, je suis déjà engagé dans une certaine lecture du lieu.
Le parcours n’est pas neutre.
Me poser la question de qui est à l’origine d’un parcours,
Ce n’est pas juger.
C’est chercher à comprendre :
- quelles informations sont mises en avant ?
- qui a participé ?
- et quelle est la fiabilité du travail amont, un travail qui doit s’inscrire dans la durée ?
Le parcours n’est jamais neutre.
Il est déjà une manière de lire le territoire.
