
Nous ne voyons pas tous la même chose
Ce qui commence ici ne relève plus de la technique.
Cela relève d’une responsabilité.
La réponse ne se trouve pas dans une application.
Elle se construit entre les acteurs.
Entre le terrain et la décision
Entre ce qui est observé sur le terrain et ce qui est décidé ensuite, il existe toujours un espace:
- Un espace d’interprétation,
- un espace de hiérarchisation,
- un espace d’arbitrage.
Ce que l’on constate n’est pas toujours ce que l’on retient.
Ce que l’on retient n’est pas toujours ce que l’on priorise.
Et ce que l’on priorise n’est pas toujours ce que l’on explique.
Cet écart est inévitable, mais il mérite d’être reconnu.
Une question de position
La distance entre observation et décision ne tient pas à la mauvaise volonté.
Elle tient souvent à la position :
- Celui qui marche observe autrement que celui qui planifie.
- Celui qui planifie arbitre autrement que celui qui entretient.
- Celui qui finance ne voit pas toujours ce que celui qui balise perçoit.
Chacun agit avec sincérité, convaincu de voir l’essentiel.
Mais aucun regard, seul, ne suffit.
Là où commence la responsabilité collective
La responsabilité collective commence lorsque ces regards se croisent.
Lorsque la collecte ne sert plus seulement à relever, mais à éclairer.
Lorsque les données ne justifient plus, mais questionnent.
Le terrain n’impose pas la décision, il l’éclaire.
Encore faut-il accepter de le laisser éclairer.
C’est à ce moment-là que les situations concrètes prennent tout leur sens.
Certaines tensions ne se comprennent vraiment qu’en marchant.
A retenir
Les Pas de Côté, par leur côté exemple terrain, illustrent la variété des regards portés sur un même parcours.
